Kenya : l'opposition déclare 100 morts dans la répression policière après les élections (PAPIER GENERAL)

Par : LIANG Chen |  Mots clés : Kenya-élections-morts
French.china.org.cn | Mis à jour le 13-08-2017

La coalition de l'oppositionkenyane a déclaré samedi qu'au moins 100 personnes avaient ététuées par la police dans les manifestations qui ont éclaté aprèsl'annonce des résultats des élections présidentielles vendredisoir.

Le conseiller juridique de la Superalliance nationale (NASA), James Orengo, a déclaré aux journalistesà Nairobi que les morts des violences post-électorales ont suivi unordre de tir à mort au commandement de la police par de hautsfonctionnaires.

"Au moins 100 personnes ont ététuées, dont dix enfants", a indiqué M. Orengo aux journalistes lorsd'une conférence de presse exigée par les dirigeants de lacoalition pour faire part aux artisans de la crise politique encours.

Des violences sporadiques maisgénéralisées ont éclaté vendredi soir après que la Commissionindépendante des élections et des frontières (IEBC) a déclaré leprésident Uhuru Kenyatta vainqueur de la course présidentielle.

À Nairobi, la violence a éclaté àKibera, une bidonville populeuse de la capitale, et dans lesbidonvilles de Mathare et de Kawangware.

Il y a eu également desmanifestations violentes dans d'autres quartiers de la capitale.Une violence généralisée a également éclaté à Maseno, Kisumu,Bondo, Siaya, Ugunja, Migori et Homa Bay.

La Commission nationale des droitsde l'homme du Kenya, financée par l'Etat, a toutefois déclaré que24 personnes ont été tuées à travers le pays à cause de labrutalité policière depuis le 8 août.

La présidente Kagwiria Mbogori aindiqué samedi que Nairobi a enregistré le plus lours bilan devictimes avec 17 décès, principalement après l'annonce desrésultats des élections présidentielles vendredi soir.

Homa Bay, Migori et Siaya ontsignalé deux décès alors qu'un mort avait été signalé à Kisumu, adéclaré Mme Mbogori lors d'une conférence de presse à Nairobi.

Elle a ajouté que la commission aétabli que les décès étaient causés par l'utilisation de ballesréelles par la police qui est intervenue pour contenir lesmanifestations violentes qui ont éclaté peu de temps aprèsl'annonce des résultats des élections.

"Ces cas indiquent que les victimesont été abattues par balles et cela a été confirmée par des membresde la famille et de la communauté qui ont indiqué que les victimesavaient été tuées lors des manifestations", a fait savoir MmeMbogori.

Mme Mbogori a déclaré que lacommission a établi qu'il y avait des opérations de sécurité encours dans six quartiers à Kisumu depuis vendredi soir.

Des opérations similaires ontégalement été menées à Migori de Bondo, dans l'ouest du Kenya etles quartiers informels de Mathare et de Kiberia, a-t-ellenoté.

Durant ces opérations, a-t-elleaffirmé, la police a utilisé une force excessive entraînant la mortde civils.

Mme Mbogori a appelé l'inspecteurgénéral de la police, Joseph Boinett, et le ministre de l'IntérieurFred Matiang'i à prendre des mesures immédiates et arrêter lesmeurtres.

M. Matiang'i a nié l'utilisationpar la police de munitions réelles et de force excessive lors d'uneconférence de presse. Il a déclaré que la police a utilisé uneforce égale pour répondre aux pillards.

"La police n'a pas utilisé uneforce disproportionnée dans ce pays. La loi protège lesmanifestants pacifiques. Nous accompagnons les manifestants chaquefois que nous avons été informés. Les personnes qui pillent ne sontpas des manifestants pacifiques", a déclaré M. Matiang'i auxjournalistes à Nairobi.

Certains législateurs del'opposition élus lors des élections du 8 août ont déclaré que larépression rapide et violente contre les manifestants pacifiquesétait bien organisée et n'a pas été effectuée par la police.

"Nous n'avons aucune preuve depré-planification et de coordination. Nous ne le savons pas. Iln'existe pas", a déclaré M. Matiang'i.

Pendant ce temps, les dirigeants del'opposition ont déclaré qu'ils tiendraient le ministre del'Intérieur et l'inspecteur général de la police personnellementresponsables des actes des officiers sous leur commandement.

"La violence infligée à cescitoyens sans défense dans leurs quartiers résidentiels estdestinée à soumettre la volonté des gens et la NASA. Nous ne seronspas intimidés.", a déclaré M. Orengo. F

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Source: Agence de presse Xinhua

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